CHAPITRE 10: IT'S NOT OVER

 CHAPITRE 10:  IT'S NOT OVER
Comment?

Oui, c'était la grande question et elle en signifiait milles autres. Il m'avait jeté. Comment ne pas pleurer? Comment ne pas avoir mal? Comment aller de l'avant? Je ne me sentais pas assez forte pour y répondre, ni pour réfléchir. Des issues, il n'y en avait aucune. Je plongeais dans un trou noir, le cercle vicieux de la vie quand après avoir foncé dans un iceberg on commence à couler dans l'eau glaciale d'un océan de malheur. Oh, je l'avais pris en pleine face l'iceberg.

J'avais passé la nuit les yeux fixes, dévorant le plafond, les pupilles dilatées par mes larmes, les mains sur mon coeur, je l'avais senti hurler et se déchaîner, chose que je n'avais pas su faire. C'était comme si tous les espoirs auxquels j'avais cru n'avaient été que des mirages et je venais de prendre conscience que rien n'avais existé. Il fallait que je l'oublie et c'était impossible, c'était la seule chose certaine. Il y avait bien Luke, mais après ça il ne signifiait plus rien. Je n'avais plus envie de rien. Ni de lui, ni de quoi que ce soit d'autre.

-Hey Maddy, tu voulais me voir? S'exclama Harry en s'installant à mes côtés dans un petit café pas très loin de chez moi.

Je lui avais demandé de me rejoindre là-bas ce matin, juste pour parler, sa présence m'appaisait. Son visage avait cette expression bizarre, inquiet et pourtant léger, j'avais espéré qu'il ai parce qu'elle me faisait du bien. Je souris doucement, rassurée.

-Oui...je crois avoir besoin de parler et...je crains qu'il n'y ai que toi qui soit assez fou pour m'écouter, gloussai-je faussement enjouée.

Il parut comprendre spontanément que je n'allais pas bien et il m'attrapa la main amicalement pour la serrer entre ses deux paumes chaudes.

-Qu'est ce qu'il se passe?

Aussi loin que je me souvienne, la relation qui m'unissait à Harry était unique. Jamais je n'avais éprouvé tant de soulagement en voyant seulement un regard posé sur moi.

-Danny m' a...jetée, je crois que c'est le terme le plus convenable. J'ai voulu rester chez lui hier, histoire qu'il ne soit pas seul mais j'aurais du m'abstenir. Je ne sais pas comment on en ai arriver là mais il m'a dis qu'il ne fallait pas que je l'attende et que je l'oublie.

Je sentis ma voix défaillir et je posai le bout de mes doigts sur mes lèvres pour ne pas caquer. Harry serra ma main un peu plus fort et se rapprocha de moi.

-Danny est un idiot.

Je ne pu retenir mes larmes plus longtemps et je sentis leur goût saler sur ma bouche.

-Non, c'est moi. Je ne suis pas à la hauteur. Il préfère penser à Linda, je ne suis pas assez bien pour la lui faire oublier.

-Tu est formidable Maddison, je ne veux pas t'entendre dire de pareil bêtises! Danny sait aussi bien que moi que tu es une fille merveilleuse. Il est juste trop borné pour l'admettre. C'est lui qui n'est pas à la hauteur, tu mérites quelqu'un qui t'aime à ta juste valeur.

-J'ai l'impression de tourner en rond...et je ne sais plus où aller, sanglotai-je. Je suis complètement perdue.

-Mince! S'exclama Harry en regardant derrière moi et ne me lâchant soudainement la main. Sèche tes larmes Maddy, il y a ton chéri qui rapplique!

J'essuyai mes joues d'un revers de manches et reniflai bruyamment avant de me redresser sur ma chaise. Luke apparut, surpris de me voir.

-Luke? Qu'est ce-que tu fais là? M'enquis-je.

-Je voulais passer te voir...je prenais juste de quoi prendre un petit déjeuner tous les deux, mais à ce que je vois c'est inutile!

Son ton était dur et rempli de reproches. Il toisait Harry méchamment.

-C'est gentil, murmurai-je mal à l'aise.

-Tu as pleuré? Demanda Luke soudainement inquiet.

-Non, non.

Il baissa les yeux en se mordant les lèvres.

-Maddy, je crois qu'on devrait parler tous les deux.

Je sentis Harry me pousser du bouts des doigts. Luke avait raison, il fallait mettre les choses au clair. Et puis, Danny c'était finis maintenant, autant donner une chance à Luke. Je serrai les poings et acquiesçai.

_________________


Il cru bon de m'emmener près du petit lac où nous avions échangé notre premier baiser. 'Là-bas, aucun de nous ne pourra fuir." Il n'avait pas tort. Il ne pleuvait pas cette fois ci, mais le ciel était gris. Luke m'aida à descendre du véhicule et m'attira un peu plus loin. Ses lèvres rose se mouvèrent dans une moue embarrassée et je ne pus m'empêcher de sourire.

-Maddy, assois toi...

Il s'accroupit sur l'herbe fraîche et m'attira à lui, les yeux gorgé d'appréhension. Chacun de mes mouvements avait le pouvoir d'éveiller en lui un nouveau sentiment.

-Écoute, continua t-il, ce n'est pas facile à dire, mais je vais essayer d'être honnête...fais de même s'il te plaît.

J'acquiesçai, le coeur au bord des lèvres. En ce moment l'honnêteté n'était pas de mon côté.

-Quand on a commencé à sortir ensemble, je dois t'avouer que, le fait que tu...penses à Danny tout le temps...m'importait peu. Je me disais qu'avec le temps ça irai mieux et puis l'essentiel était que tu passes du temps avec moi.

Je baissai les yeux, non pas parce qu'il venait de se mettre à nu, mais parce que ma certitude de ne pas pouvoir oublier Danny c'était ancré encore un peu plus dans ma tête.

-Je sais que Danny et toi...ce n'est pas juste de l'amitié. Soit franche, parce qu'au point où on en est dans notre relation, je crains que savoir que Danny compte plus à tes yeux que moi me rendrait malade. Maddy, je t'apprécie de plus en plus et je ne veux pas qu'il vienne tout foutre en l'air...

Il étreignit ma main de ses deux paume brûlantes et cella ses lèvres, attendant ma réponse. Je n'en avais aucune, je savais qui comptait le plus à mes yeux, mais je savais également que ce n'était pas réciproque. Avec Luke s'était du donnant donnant, je devais lui laisser une chance, nous laisser une seconde chance.

-Tu as raison, il n'y a jamais eu d'amitié entre moi et Danny, mais je ne veux pas non plus qu'il gâche tout entre nous. On prend un nouveau départ? Demandai-je timidement.

Un sourire me rassura et il glissa sa main sur ma joue avec tendresse. Les choses avec lui étaient si facile.

-Je crois sincèrement que je t'aime Maddison...

Sa voix avait tremblé, ses yeux étaient miroitants. Je ne su pas comment réagir, je ne pouvais pas lui mentir cependant sa révélation réveilla en moi une sensation d'apaisement. Alors que j'entrouvris la bouche il posa délicatement son doigt sur mes lèvres, un sourire doux au visage.

-Ne répond pas, s'il te plaît, murmura t-il.

Non, je ne l'aimais pas, mais à partir de maintenant il allait devenir ma canne, l'appui le plus indispensable, mon soutient permanent. Il avait ses grands yeux noirs, ses fins cheveux bruns et ce sourire captivant, peut être était il possible que je tombe amoureuse de lui, un peu plus tard. Cette pensée devait maintenant prendre la place la plus importante dans ma tête, celle qui avait durant si longtemps était le squatte de Danny. Luke, c'était quelqu'un de bien et celui avec qui j'allais passer la plupart de mon temps.

Il glissa ses mains derrière ma nuque et posa délicatement ses lèvres sur les miennes, ce que je ressentis me serra le ventre. Pour la première fois j'éprouvai du désir pour lui. Un désir un peu plus profond que juste l'envie de répondre à ses baisers. Je rougis, mal à 'l'aise à l'idée qu'il puisse deviner ce qui venait de germer dans ma tête.

Étais-ce les conséquences de ma rancoeur pour Danny et mon effroyable envie de l'oublier? Ou étais-je seulement en train de me laisser aller?

Cette Mademoiselle m'a laissé plus de 100 commentaires en 2 jours, je lui devais bien un lien, merci ma belle !!


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Les vacances touchaient à leur fin. Elles avaient été plus éprouvante que je ne l'aurais cru. Mon père devait rentrer dans deux jours avec Clara et moi, je reprenais les cours demain. Luke avait passé tout son temps libre chez moi quand nous n'étions pas de sortie, nous ne nous étions pas quittés d'une semelle depuis notre petite discussion et sa révélation notoire. Aucune nouvelle de Danny, cependant je sentais son envoutement peu à peu se diluer et je reprenais conscience, comme si j'étais restée trop longtemps endormis j'avais ce goût amer dans la bouche et les pensées encore peu claire, mais le rêve s'éteignait petit à petit. J'en étais heureuse pourtant j'appréhendais cette rentrée avec particulièrement d'animosité, le revoir m'effrayait, je n'avais aucune idée de qu'elle serait ma réaction.

Si je n'avais pas de nouvelle de Danny, j'avais tout de même passé quelques journées avec Lucy qui avait enfin annoncé aux garçons sa décision de rejoindre un nouveau groupe de musique et de les « abandonner ». Tom n'avait pas paru surpris et Dougie, lui en était presque satisfait, il s'obstinait à expliquer à Lucy, qui n'en avait plus rien à faire, qu'ils n'avaient pas les mêmes influences et les mêmes ambitions. Elle avait donc pris son envol dans un petit studio privé londonien qui avait accepté d'enregistrer leur maquette avant de prendre une quelconque décision de commercialiser leur musique. Elle était heureuse et sa bonne humeur était contagieuse, je n'avais cependant jamais encore osé lui parler de mes histoires avec Danny. Elle se bornait à croire que je ne pouvais pas le supporter et qu'il en était de même pour lui, c'était peut-être mieux comme ça vu la tournure qu'avait pris les choses. De son côté, Harry, était passé me rendre visite plusieurs fois afin de se renseigner sur mon état de santé mentale, il s'était même décidé à me payer une crème glacée XXL à chaque fois que mon moral se montrait plus faible...seulement 7 glaces la deuxième semaine de vacance contre 12 la première. Bon d'accord, il était passé moins souvent, mais je me sentais progresser, je parvenais à penser à Danny sans fondre en larmes malgré tout j'avais pris du poids. Je m'étais alors décidé à me tenir à de nouvelles résolutions, oublier Danny, perdre les 2 kilos qui s'étaient confinés sur mes hanches, oublier Danny, passer plus de temps avec Luke et...oublier Danny.

A peine avais-je posé le pied dans le grand couloir hostile de mon lycée qu'il me sembla ne jamais l'avoir quitté et les « bienfaits » de ces deux semaines de vacances s'évaporèrent dans l'air sans aucune compassion. La jungle n'avait pas changé, à mon plus grand regret, mais ce ne fut pas de voir le groupe d'autruches se remettre du mascara, ni les gorilles se jeter contre les casiers qui me perturbaient le plus. Danny, lui non plus, n'avait pas changé, beau et sûr de lui, la démarche splendide et enivrante, il se dirigeait vers moi et je paniquai...comme d'habitude. Et tout comme le lycée il me sembla ne jamais avoir cessé de penser à lui.

-Salut, murmura t-il timidement et le ton de sa voix déteignait avec son air assuré.

-Salut.

Je lui avais pourtant demandé de ne plus venir me parler. Que pensait-il ? Qu'en deux semaines j'étais parvenu à tirer un trait sur lui ? A le rayer de ma tête ? Pour une fois qu'il jouait au modeste !

-Comment va ta hanche ?

Me taire aurait été comme de lui avouer qu'il était encore au coeur de mes pensées et de mes désirs. Impensable.

-Bien ou en tout cas mieux. Je ne boite plus.

-Tant mieux pour toi, m'exclamai-je avec virulence en ouvrant mon casier.

-Tu m'en veux n'est-ce pas ?

-Non.

-Tu n'a pas plus bref comme réponse ? Ironisa t-il.

Je sentais battre mon coeur dans mes tempes et le son de sa voix était comme une torture bien trop délicieuse pour que je veuille la faire cesser. Je ne répondis pas, je savais qu'il ne partirait pas si il perdait la bataille et le silence était ma meilleure arme.

-Bien joué, plus bref que non il y a le silence. Ecoute Maddy j'ai besoin que tu me parles.

-Je croyais que tout était clair, on n'oublie l'existence de l'autre.

-Je croyais pouvoir y arriver, tu vois tout le monde peut se tromper ! Lança t-il un sourire mal assuré aux lèvres. Je veux dire, tu sais bien que se ne sera pas possible on fréquente les mêmes personnes, on sera forcé de se voir et de se parler.

Et moi qui avais cru un instant qu'il parlait de sentiments, j'étais bien trop stupide.

-Arrête de jouer la carte de l'indifférence, je sais que tu es d'accords.

-Une fois de plus tu te trompes. Il me semble que tu as l'habitude de tenir tes promesses, et bien figure toi que je me suis promis de ne plus te voir, de ne plus te parler et de ne même plus sentir ta présence. Alors tu auras le droit à mon indifférence et à rien d'autre. Je tiens ma promesse et tu tiens la tienne, concentre toi sur Linda !

Je tournai les talons sans même lui laisser le temps de répliquer et, étrangement, il accepta sa défaite sans maugréer. Il partit dans la direction opposée, les mains dans les poches, l'air pas moins confiant. Je serrai les poings, sans vraiment le vouloir j'aurais aimé qu'il tente de me convaincre, qu'il me porte plus d'interêt, mais encore une fois j'étais déçu. J'avais beau savoir que tout était finis, qu'il me fallait l'oublier, je ne parvenais pas à faire disparaître de ma tête l'éventualité qu'il tienne assez à moi pour essayer de me récupérer. Il fallait que j'arrête de lire des romans à l'eau de rose, Roméo avait évincé Paris, mais Danny était bien trop loin d'évincer Luke et je n'avais rien à voir avec Juliette.

Lucy et les garçons me sortirent de mes pensées soudainement et je retrouvai le sourire au son cristallin du rire de Flame.

***

-Luke ne vient pas te chercher ? S'étonna Lucy qui cherchait des yeux la luxueuse voiture de mon petit ami.

-Non, il est partie hier à Nottingham, voir sa grand-mère. Je ne le verrai pas avant mercredi soir.

-Quelle merveilleuse nouvelle !

Sa réflexion fut tellement spontanée qu'elle ne me blessa que très peu. Après tout je devais me faire à l'idée qu'elle ne supportait pas Luke.

-Donc tu serais libre demain soir !?

-Oui, normalement. Qu'est-ce que tu as en tête ?

-J'organise une petite soirée avec les garçons et les membres de mon nouveau groupe !

-Mardi soir ? Mais on a cours le lendemain...

-Et ma mère ne sera pas là. Allez dis oui, je t'en prie, tu n'as aucune excuse !

Je devais bien lui accorder un peu de temps, depuis que je sortais avec Luke, nous nous voyions bien moins souvent. Je fis mine de réfléchir quelques secondes et acquiesçai, hésitante. Elle me sauta au cou en riant et s'éclipsa après avoir déposé un baiser sur ma joue.

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(suite un peu inutile, je vous l'accorde -_-)
Pour me faire pardonner de cet inutile bloc de texte et bien je vous ai écrit une autre petite suite, petite j'ai bien dit mais bien moins inutile, je vous la mettrai ce soir.

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L'horreur et la stupéfaction se mêlèrent dans ma tête et je compris que mes yeux les reflétaient parfaitement quand mon père eu un geste tendre et protecteur envers Clara.

-Enceinte ? M'écriai-je plongée dans l'irréductible bulle de réalité que je tentais si souvent de fuir.
-Ce n'était pas prévu Maddison, mais étant donné les circonstances nous trouvons, ton père et moi, que garder l'enfant serait une merveilleuse chose.

J'étais dans une incompréhension quasi-totale, j'avais beau m'appliquer à répéter ce mot dans ma tête, à détacher ces trois cruelles syllabes qui allaient bouleverser ma vie, mon cerveau ne répondait plus.

-Tu vas être grande soeur, s'extasia mon père en dévorant chaque parcelle du corps de Clara.

Je lisais sur ses traits qu'il était heureux et j'aurais dû m'en réjouir, voir mon père dans un tel état d'euphorie, cependant le fait était que je n'avais aucune envie de partager le bonheur de le voir heureux avec un autre et surtout avec une espèce de têtard qui grandissait à l'intérieur du ventre d'une garce dégénérée. Il m'avait élevé, seul, sans aucune femme pour le soutenir et il avait fait le plus merveilleux des parcours, personne n'avait le droit de nous enlever notre passé, nous étions deux, seulement deux, pas trois, ni quatre. J'aurais voulu hurler ; ou juste sortir un son, ne pas rester là, à observer son bonheur, sa joie dont je n'étais nullement responsable, j'aurais voulu le serrer dans mes bras, mais j'avais ce bouclier, cette camisole qui se resserrait dès que je me sentais vulnerable et fragile. Je vacillais, sans qu'il ne me voit, sans qu'il ne comprenne que j'avais mal, parce que je souffrais de réaliser que je ne l'avais jamais rendu aussi heureux.
Clara passa sa main dans sa nuque, elle me jeta un dernier regard avant d'attirer mon père dans la cuisine.

-Il faut fêter cela au champagne !

Je vis leurs visages radieux disparaître derrière le battant de la porte avec la sensation de m'enfoncer dans un vide creusé à la force de nos mains, celles de mon père et les miennes et il devenait plus profond à chaque seconde.

Il fallait que je bouge, que je montre à cette gluante infamie que j'étais encore vivante. Sans réellement comprendre je me mis à courir avec toute la force, la douleur et la rage qui bouillonnaient en moi. Je ne claquai pas la porte et je n'ouvris pas la bouche non plus, cherchant avec obstination de quelle façon je pourrais me sentir mieux.
Mon sang, bouillant, crépitant comme une flamme tourmentée, brûlant mes veines me cloua au sol au bout de quelques minutes de course effrénées. J'avais chaud et même le vent frais qui caressait mes joues tendrement n'était pas un réconfort. Il y avait juste ces trois syllabes dans ma tête, ces trois pieux dans ma poitrine pourtant mon coeur battait toujours et je me demandais comment. C'est à ce moment que je ressentis la fraîcheur d'une larme qui roulait sur mon nez suivie de tant d'autre.
Je faisais peine à voir, accroupie sur le trottoir, les mains perdues dans mes cheveux et les joues noyées d'un chagrin d'égoïste.
Les secondes passèrent et peu à peu il sembla que l'air redevint respirable, je me levai, un peu robot et un peu animal aussi. Je marchai. Le vent m'apportait le cri des sirènes et quelques voix. J'étais toute seule mais je marchais comme une troupe qui descendait sur la ville et j'entendais sa voix, à lui, répondant à chacun de mes pas, à chaque battement de mon coeur.
Et elle me guida jusqu'à devant sa porte. J'avais honte d'être aussi faible. J'inspirai, fort, l'air me brûla la gorge, trop glacial et je sonnai à l'interphone de son portail, machinalement. Je n'avais jamais réalisé que le temps s'était dégradé à ce point aussi vite, il faisait soudainement si froid. J'entendis un crissaillement puis une voix rauque, celle de Danny, raisonner dans la rue.

-Oui, c'est qui ?
-Danny, c'est Maddison, ouvre moi s'il te plaît, je...

Je perdis mes mots, pourquoi est-ce que j'étais ici d'ailleurs ? Un déclic et le portail s'ouvrit laissant apparaître la silhouette parfaite de Danny, seulement vêtu d'un jeans. Il accourut presque vers moi, les sourcils froncés, le front plissé, inquiet et je me demandai pourquoi il avait l'air si anxieux.

-Qu'est ce qu'il se passe ? Pourquoi tu pleures ? Quelqu'un t'a fait du mal ?

J'oubliai de respirer, surprise, étonnée aussi de ne réaliser que maintenant que j'étais en larme et exagérément affolée.

-Non, non, je ne savais pas vraiment où aller en fait...je ne sais pas pourquoi je suis venue ici.

Je remarquai son soupir de soulagement sans réellement m'en satisfaire.

-Entre, murmura t-il.

Je le suivis jusqu'à l'intérieur de sa villa, jusqu'au salon où un immense canapé en cuir noir nous attendait.


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Voilà, j'ai repris les cours et croyez moi ou pas, mais la vie universitaire c'est vraiment pas facile surtout en internat. Je n'ai plus beaucoup de temps pour moi avec les devoirs et les cours donc je suis désolé si les suites tardent un peu, j'essairai d'en poster une le plus vite possible, mais je ne garantie rien. Merci encore et toujours pour vos commentaire =D

Je suis toujours vivante et la suite a bien avancé, elle ne devrait plus tarder =D

# Posté le mardi 24 juin 2008 15:24

Modifié le lundi 01 septembre 2008 07:20

CHAPITRE 10: IT'S NOT OVER

 CHAPITRE 10:  IT'S NOT OVER
-Respire et calme toi, murmura t-il en me tendant un verre d'eau.
-Je crois que tu ne comprends pas, elle va mettre au monde un enfant. Ce n'est pas une banalité, je ne pourrais pas l'effacer et mon père ne pourra pas réparer cette erreur !

Mes mains tremblaient avidement et la surface du liquide froid qui gisait dans mon verre ondulait comme de la soie fine. Danny le remarqua, il emprisonna mes deux mains dans ses paumes brulantes. En l'espace d'un instant plus un seul de nos problèmes relationnel n'existait, il était seulement assis, à mes côtés, à m'écouter geindre et baver sur l'état plus que contrariant de ma belle mère.

-Ne parle pas d'erreur, qui te dit que s'en est une ? Ton père est heureux, tu devrais l'être aussi...

Je baissai la tête affublée d'une culpabilité difficile à cacher.

-Il ne t'oubliera jamais, tu es sa fille, ajouta t'il en s'éloignant soudainement, rabattant ses mains autour d'une bouteille de bière.

Ma colonne cérébrale se durcit et je sentis ma nuque se redresser, frustrée de ne plus sentir la chaleur de sa peau contre la mienne.

-Je ne comprends pas pourquoi je me suis mit dans cet état. Avec le recul, même si j'ai du mal à digérer cette nouvelle, je me sens si ridicule, je suis désolé.

En effet, la légèreté avec laquelle il tentait de me rassurer me donnait l'impression d'être une sombre idiote. Plus les secondes passaient plus ma présence dans sa maison me semblait injustifiée et je me sentais mal d'être face à lui, l'obligeant à écouter mes jérémiades alors que je lui avais dis un peu plus tôt, sans aucun scrupule que je ne voulais plus entendre parler de lui. Soudainement je le trouvai bien plus sensible qu'il ne le laissait paraître, sa fierté loin derrière lui.

-Tu dois me trouver stupide, n'est ce pas ?
-Ta réaction est humaine, lança t'il le goulot de sa bouteille au bord des lèvres.
-Je ne te parle pas de cela. Je sais que j'ai été un peu impulsive cet après-midi, mais je ne pouvais simplement pas me résoudre à accepter la vérité. Quand mon père m'a annoncé la grossesse de Clara j'ai seulement éprouvé le besoin de fuir...et puis j'ai ressentit l'envie d'en parler, parce que je savais pertinemment que j'avais tord de réagir ainsi. Je n'ai pu venir que chez toi...

Il détourna un instant les yeux du mur qu'il fixait depuis quelques longues secondes et croisa mon regard, troublé.

-J'ai eu tord de te dire tout ça, souffla t'il entre ses dents comme si cela lui coutait un terrible effort.
-Non, je préfère que les choses soient claires. C'est si difficile de savoir ce que tu penses.
-Je sais...

Il inspira longuement en observant sa bouteille, à présent, à moitié vide.

-On n'est pas fort en communication tout les deux.

J'acquiesçai presque soulagée d'enfin l'admettre. Il était évident que ma relation avec Danny était de loin la plus compliquée de toute, cependant je ne parvenais pas à m'en défaire comme si l'obsession était devenu mon oxygène. Il était sans cesse dans ma tête.

-Tes parents ne sont toujours pas rentrés des Etat Unis ? Demandai-je plus par dépit que par curiosité.
-Non, il ne rentre pas souvent à vrai dire.

Sa voix avait pris ce ton sombre qu'il avait l'habitude d'utiliser quand des vagues de sentiments noyaient sa tête et dérivaient sur son c½ur. Je devinais qu'il n'avait pas envie d'aborder le sujet et je n'ajoutai rien.

-Mon père est à la tête d'une firme multinationale plutôt lourde à gérer, le siège se trouve à New-York et il faut croire que ma mère préfère suivre le pognon à la trace pour pas qu'il ne lui échappe.
-Tu es seul ici toute l'année ? Osai-je demander peinée par sa révélation.
-Oui, plus ou moins. Je les rejoins à New-York pour les fêtes de Noël.

Il renifla brument, seul preuve d'une quelconque détresse.

-Je suis désolée, murmurai-je, j'ose venir t'embêter avec mes problèmes familiaux alors qu'ils ne sont rien à côté des tiens.
-Ne t'inquiète pas je ne manque de rien. Et ne me regarde pas avec ces yeux là, je n'aime pas qu'on ai pitié de moi !

Etrangement je compris son désir de ne pas être à plaindre, je détestais quand les gens plissaient leur fronts et penchaient leurs tête sur le côté alors qu'il venait d'apprendre que je n'avais jamais connus ma mère, c'était si frustrant quand les autres vous lamentaient.
Un silence pesant s'abattit lourdement dans la pièce.

-Je vais rentrer. Merci beaucoup...pour tout, lançai-je soudainement étouffée par ce manque de conversation.
-Je vais te raccompagner en moto.

Il se leva brusquement en posant sa bouteille vide sur la table basse.

-Certainement pas ! Je ne monterai plus jamais sur ces engins de la mort.
-Tu es ridicule, tu ne risques rien, je sais conduire, s'agaça t-il.
-Et bien la dernière fois, que tu saches conduire n'a pas suffit pour t'éviter 2 jours d'hôpital et des béquilles, m'exclamai-je sur le même ton. Je préfère rentrer à pied ou en métro.
-Tu n'es pas sérieuse ? Il fait nuit noire dehors, soit tu montes sur ma moto, soit tu ne sors pas de cette maison, c'est clair ?
-Je ne ferai pas un mètre sur ce truc, m'énervai-je.

Il pinça ses lèvres l'une contre l'autre en plissant les yeux, hors de lui et se dirigea d'un pas rapide
vers l'entrée, il tourna la clef dans la serrure et les rangea dans sa poche.

-Moto ou tu restes ici ! C'est comme ça.

Je gloussai, nerveusement, prise par surprise par ce rire jaune. Mon c½ur s'était mis à battre si vite que je craignais la crise cardiaque.

-Arrête de faire le gamin, on ne va pas encore se disputer ! Ouvre-moi cette porte.

Il ne répondit rien et se laissa tomber lourdement dans le sofa.

-Mon père va être mort d'inquiétude !

Bien que cet argument ne m'inquiétait pas réellement j'espérai que Danny change d'avis.

-Le téléphone est là-bas, lança t-il en pointant l'autre bout du salon du doigt.
-Danny tu n'es pas drôle !
-Quoi tu as peur que Luke ne l'apprenne ? Demanda t'il malicieux.

Ses yeux en étaient presque effrayants pourtant j'étais tiraillée entre mon c½ur qui me suppliait de m'incliner et de m'asseoir à ses côté et ma tête qui me disait clairement que se serait une énorme erreur, Danny avait été clair, rien n'était possible entre nous, pourquoi se faire encore plus de mal ?

-Luke n'est pas sur Londres ! Lançai-je avec dédain.
-C'est pour ça que tu es venu me voir moi, n'est ce pas ?
-A quoi est ce que tu joues ? Bien sure que non, je n'aurais pas été voir Luke même si il avait était présent.

Un léger sourire déforma le coin de sa bouche et mon c½ur se serra.

-Ce n'est pas normal, c'est ton petit-ami, souffla t'il calmement.
-Qu'est ce qui te prend ? Pourquoi tu cherches la petite bête ?
-Chacun son tour.

Il ne me regardait pas dans les yeux, je savais pourquoi, n'était-il pas fier de lui ?

-Qu'est ce que tu cherches Danny ? Parvins-je à demander sereinement.
-Tu as l'air terrorisée à l'idée de passer la nuit ici...
-Je n'ai pas peur, je n'en ai pas envie, c'est différent.
-Pourtant tu en as envie quand il s'agit de Luke !

Mon incompréhension était à son comble, le sens de chacune de ses phrases me semblait incorrect parce que tout cela ressemblait étrangement à une crise de jalousie et qu'il n'était pas possible que Danny soit jaloux de Luke.

-Tu l'as dit toi-même, Luke est mon petit ami, c'est normal.

Je m'efforçai de garder un ton calme et assuré, mais je ne comprenais rien.

-Arrête ça, ne me ment pas, tu ne l'aimes pas...
-Bien sûr que si, le coupai-je.
- Non, souffla-t-il en ancrant son regard dans le mien.

Il m'était impossible de répondre, non pas parce que ses yeux me paralysaient, bien que se fut le cas, mais parce qu'il avait raison même si je passai mon temps à me convaincre du contraire. Je savais à présent ce que signifiait aimer quelqu'un et cela n'avait rien avoir avec ce que je ressentais pour Luke.

-Qu'est ce que ça change, murmurai-je en baissant les yeux.
-Pourquoi est ce que tu restes avec lui alors ?
-Pourquoi est ce que ça t'intéresse ? Mon histoire avec Luke ne te regarde pas !
-Bien sûr que si puisque c'est à cause de moi que tu es avec lui.
-Oh, mon dieu, je commençai à oublier à quel point tu es prétentieux. Range ton orgueil dans ta poche et fou moi la paix ! Lançai-je en haussant le ton. Tu n'es pas au centre de ma vie, ce n'est pas toi qui...
-Tu as couché avec lui ! Cria t-il.
-Quoi ?
-Quand je t'ai dit qu'il fallait que tu m'oublies tu t'es jeté dans ses bras ! Ajouta t-il en se levant et en s'approchant de moi.
-Tu es complètement malade mon pauvre, hurlai-je à mon tour.
-Putain, Maddy, comment est ce que tu as pu être aussi naïve ?
-Mais de quoi tu te mêles ! Qui est tu pour me donner des leçons de morale ? Comment oses-tu seulement me faire des crises de jalousie ? Tu me demande de t'oublier, de ne plus t'aimer mais je n'ai le droit d'aimer personne d'autre, c'est quoi qui ne tourne pas rond chez toi ? C'es toi le plus égoïste de nous deux. Merde Danny garde ta ranc½ur et ta fierté dans ton foutu c½ur de glace...

Mes mots se noyèrent au bord de ses lèvres qui venaient de se presser contre les miennes. Avec violence et passion je goutais au goût sucré de sa bouche, les jambes en cotons, le c½ur en miettes et la tête vide. Il n'y avait plus que lui, moi et l'ardent désir qui nous entourait, mon c½ur avait explosé dans ma poitrine et mon souffle s'était perdu quelque part, très loin de moi. Ses mains entouraient mon visage fermement, il m'était impossible de m'échapper, de toute façon je n'en avais pas la moindre envie.

-Qu'est ce qui te prend ? Réussis-je à murmurer quand il s'éloigna de quelques centimètres.

Il ne répondit pas et recommença à m'infliger sa délicieuse torture, plus tendrement cette fois-ci. Je ne le repoussai pas, répondant avec détresse à ses baisers.
C'était si évident à présent. Nous ne faisions qu'un, je me sentais enfin entière, plus aucun trouble dans ma tête, seul ses bras autour de moi.



VOUS LE CROIREZ OU NON MAIS LA SUITE ARRIVE :D

# Posté le dimanche 06 juillet 2008 14:03

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 14:13

CHAPITRE 10: IT'S NOT OVER

Désolé pour l'attente, j'ai eu un problème avec internet et en ce moment je n'ai pas beaucoup de temps voilà pourquoi je mets la suite en ligne un peu (beaucoup) à l'arrache, pas le temps de trouver une image désolé vraiment. Ce n'est pas la meilleure mais esperont qu'elle vous convienne en attendant la suite. ^^
Merci de rester fidèle à ma ficiton malgrè tout les delais ect...

******


-Je crois que nous devrions nous lever, murmura t-il les lèvres contre mon épaule.
-J'avais complètement oublié les cours !

Il glissa sa main dans mes cheveux de façon à dégager mon visage et posa son front contre le mien.

-Moi aussi et j'aurais préféré ne pas y penser.

Il m'embrassa une dernière fois avant de m'abandonner dans les draps défaits de son lit. Emprise d'une soudaine excitation je ne pu m'empêcher de sourire comme une gamine le matin de Noël, je repensai à cette nuit et elle me sembla presque irréelle.

-Lève-toi ou on va être en retard, s'exclama t-il la voix rocailleuse.

J'observai sa silhouette se diriger vers la salle de bain, il était tellement beau, chacun de ses gestes avait une emprise sur moi. Je me redressai en m'étirant, il n'était plus dans la pièce mais je sentais encore son odeur avec délice et chaque parcelle de ma peau en était à présent imprégnée.

Danny lâcha ma main délicatement dès que l'ombre du grand bâtiment du lycée nous fut visible, il s'arrêta et j'en fis de même.

-Je suppose que rien ne c'est passé entre nous...
-Il faut d'abord que je règle les choses avec Luke, répondis-je déçu de ne pas pouvoir crier au monde entier que j'aimais Danny Jones et que je lui appartenais toute entière.
-D'accord...

Il pinça ses lèvres comme pour contenir une pulsion et se risqua finalement à déposer un baiser rapide sur ma tempe avant de marcher plus vite afin de me devancer.

-Danny ? M'écriai-je sentant aussitôt le manque m'envahir.

Il se retourna les sourcils haussés.

-Tu viens ce soir chez Lucy ?

Il acquiesça, un léger sourire aux lèvres.
Je l'observai partir, immobile, ronger par une excitation peu commune qu'il m'était difficile de contenir.

***

La grande sonnerie venait de retentir, annonçant la fin des cours, et Lucy ne m'avait pas laissé la possibilité de prendre mon temps, elle me tenait la main, m'entrainant à grands pas vers la sortie.

-Il faut que tu m'aides à tout préparer et puis je crois que tu as des choses à me raconter ! S'exclama-t-elle avec frénésie.

Un peu surprise je me hasardai à lui en demander un peu plus.

-De quoi tu parles ?
-Maddy tu n'as fait que sourire toute la journée et cela sans prononcer une seule fois le prénom de Luke ! Qui est-ce ?

Le ton enjoué de sa voix fit palpiter mon c½ur, j'avais envie de lui dire, de tout lui raconter, de lui avouer que mon c½ur avait explosé quand Danny avait glissé ses mains sous mon pull, que j'avais cru mourir de bonheur quand ses lèvres avaient parcourus mon épaule. Que j'étais folle de lui et même plus, mais je ne le fis pas.

-Maddison ! Insista-t-elle.
-Je suis avec Luke.
-Ce n'est qu'un détail.

La moue qu'exprima son visage me fit sourire, rien ne pouvait me mettre de mauvaise humeur aujourd'hui. Je passai nerveusement ma main dans mon cou, hésitante, le nom de Danny démangeait mes lèvres violement...trop violement.

-Ok, cédai-je, hier soir...Danny m'a embrassé.

Les yeux de Flame s'agrandirent, emplie d'une surprise et d'une joie palpable.

-C'est vrai ? Mais...je croyais que tu ne pouvais pas le voir !

J'haussai les épaules, trop heureuse pour me justifier. Lucy, qui était au bord de l'hystérie, cessa soudainement de glousser. Intriguée je me retournai, cherchant du regard ce qui pouvait briser cette soudaine euphorie.

-Maddy ! S'écria la silhouette trop familière d'un garçon en s'approchant de moi.

Je du inspirer plusieurs fois pour retrouver mes mots.

-Luke, mais tu ne devais pas être à Nottingham jusqu'à demain ?
-Je pensais que tu serais plus heureuse que ça de me voir.

Sans attendre une quelconque réponse il m'embrassa avec passion et je réalisai à quel point la saveur de ses baisers était fade et amer.

-Tu m'as manqué...
-Tu n'es partis que 2 jours, m'exclamai-je.
-C'était déjà beaucoup trop long.
-Pitié, épargnez moi vos scènes de romantisme ou je vais vomir ! Gémit Lucy en gesticulant.

Luke ne fit pas attention et me pris la main pour m'attirer un peu plus loin.

-Est-ce-que ça te dirais de regarder un DVD chez moi ce soir ?
-Luke je...

Le moment ne semblait pas être bien choisi pourtant j'avais cette répulsion qui secouait mon estomac
malicieusement, je devais lui avouer maintenant.

-Elle a d'autres plans !

Je fermai les yeux me demandant pourquoi aujourd'hui tout le monde arrivait au moment où il n'était pas attendu.

-Jones va pomper l'oxygène de quelqu'un d'autre, s'énerva Luke en faisant face à Danny.
-Maddy, je voulais juste te rappeler ce que tu avais à faire, murmura t-il.

Je sentais qu'il tentait de contenir sa colère, sa mâchoire était serrée et sa voix faible. Je le trouvai presque
attendrissant, jouissant de cette soudaine force que je pouvais exercer sur lui alors qu'il s'était tant de fois servi
de la sienne sur moi.

-Fou lui la paix ! Cria Luke agressif et exacerbé.
-Ne me cherche pas...
-On dirait que tu n'as toujours pas compris, elle ne veut pas de toi !
-Luke...soufflai-je, honteuse.

La position dans laquelle il se mettait à présent, si ridicule, poussait mes répulsions à un dégout bien plus profond.

-Je crois que tu inverses les rôles, le nargua Danny.
-Stop, m'écriai-je. Ca suffit ! Danny laisse nous...s'il te plaît...

Nos regards se croisèrent et pour la première fois il baissa les yeux aussitôt près à partir.

-Luke, ce soir je vais chez Lucy, elle organise une soirée.
-Ok, ce n'est pas grave on se voit demain !
-Ecoute...je crois qu'on se voile la face tous les deux...

La franchise était sur le bord de mes lèvres prêteà se jeter dans le vide, elle prenait juste un dernier souffle.
-De quoi tu parles ?

Je frottai mes mains moites sur mon jeans et pris mon inspiration, c'était si difficile pourtant je ne pouvais pas attendre d'avantage, je voulais appartenir à Danny dès maintenant.

-Nous deux...

Il resta silencieux, l'air dur.

-Tu ne m'as pas manqué Luke, lançai-je soudainement sûre de moi.
-C'est Jones ?
-Laisse le en dehors de tout ça on parle de nous.
-De quel « nous » tu parles, depuis le début de notre relation nous sommes trois ! Toi, moi et Danny ! Cria t-il.
- Calme-toi Luke.

Il pouffa avec amertume et pris d'un soudain excès de violence il se précipita vers Danny qui parlait un peu plus loin avec Lucy.

-Tu l'as touché ? Demanda Luke en poussant brusquement Danny.
-Quoi ?
-Fais pas semblant de ne pas me comprendre espèce de connard !

Un frisson parcourut mon dos, agreable et effrayant.

-T'es vraiment un attardé, répliqua Danny en le poussant à son tour.
-Luke s'il te plaît, agis en adulte, tentai-je.
-T'es content tu t'es vengé ?
-Non, à la différence de toi mes actes ne sont pas tous fais dans l'intention de blesser quelqu'un.
-T'es un beau parleur, c'est quoi la prochaine étape ? Tu vas te l'envoyer à l'occasion et puis l'ignorer, comme avec ma s½ur ?

Le coup qu'il lui envoya dans le visage résonna dans mon crâne et je couru les séparer.

-Stop, arrête Danny !

Seulement Luke avait bien trop d'intégrité pour se laisser ridiculiser, il répondit avec encore plus de force et les coups s'enchainèrent sans que je ne parvienne à les séparer.
Les lycéens, fascinés, se ruèrent en cercle autour de la bagarre, quel spectacle désolant. Harry, qui venait d'arriver attrapa le bras de Luke et l'attira en arrière tendis que je me postais face à Danny.

-Tu ne lui as pas parlé de tes parties de jambes en l'air avec ma s½ur ? Cria Luke, un sourire vainqueur accrocher à son visage sanguinolent.

Et chacun de ses mots venaient de me perforer comme une lame.

-De quoi il parle ? M'enquis-je.

Danny s'humidifia les lèvres et jeta un regard plein de haine à Luke avant de poser ses yeux sur moi, désolé.

-Danny ? Insistai-je.
-Quoi ? Oui j'ai couché avec Haley, s'agaça-t-il comme si ce n'était pas important.

Pourquoi me décevait-il toujours ? Etait-ce graver dans sa tête qu'il devait me faire du mal ? Parce que c'est ce qu'il faisait sans cesse.

-T'es qu'un bel enfoiré, murmurai-je.
-Arrête t'as bien couché avec Luke aussi !
-...non.

Il déglutit avec peine et posa le bout de ses doigts sur ses lèvre en sangs.

# Posté le lundi 13 octobre 2008 13:57

CHAPITRE 11: I **** you

 CHAPITRE 11:  I **** you
Voilà la suite!!!!!

Encore une fois il m'avait déçu et encore une fois je sentais cet incroyable creux dans mon sein gauche, comme si quelqu'un s'amusait à m'essorer le c½ur. C'était toujours la même rengaine, un peu monotone mais sensiblement toujours aussi douloureuse. Il y avait l'image encore présente dans ma tête de son regard fier et dur dans lequel une culpabilité presque absente se faisait sentir et je priai pour qu'elle s'efface, parce qu'elle me faisait mal, parce qu'il ne ressentait rien. Il avait couché avec Haley, j'avais la migraine, il l'avait touché comme il l'avait fait avec moi. Peut être l'avait-il aussi regardé avec cette intensité grisante qui m'avait fait trembler de plaisir durant toute une nuit. Je me sentais sale et usée, souillée par l'habitude bien masculine de prendre la femme pour l'objet onirique de ses hormones, je m'étais promis de ne pas jouer à ce jeu. Promesse vaine.
Oui, je regrettais. Il m'avait déçu mais ce n'était pas contre lui que j'étais en colère. Seulement contre moi-même et mon absurde obsession de l'amour, parce que rendons-nous à l'évidence, ce sentiment m'obnubilait jusqu'à détruire mes derniers emprunts de clairvoyance. Tu ne vis pas dans un roman Maddy, tu n'es pas l'héroïne martyr mais si attachante du dernier livre que tu as lu.

-Peut être peux-tu enfin poser ce bol de chips sur la table, s'exclama Lucy en me sortant de mes pensées.

Je m'exécutais sans cesser de méditer sur le sujet. Flame avait usé toute sa force de conviction pour me faire accepter de venir l'aider à préparer sa fête, mais autre que sa diplomatie reconnue, elle m'avait surtout fait culpabiliser.

-Voyons Maddy, tu ne vas pas ressasser ça toute la soirée ! La terre n'a pas cessé de tourner...

Elle soupira avec son habituelle délicatesse et posa une main réconfortante sur mon épaule.

-Il n'aime pas Haley.

Pensait-elle me rassurer ? Tout le problème était là. M'aimait-il, moi, Maddison Faiver ? Je me forçai à lui accorder un sourire contraint et retournai à mes tâches d'organisatrice.

J'étais assise sur le canapé, lassée mais pas fatiguée. Lucy s'esclaffait au son des blagues de Josh, le guitariste de son nouveau groupe. Je ne le trouvais pas réellement drôle et j'avais bien compris qu'elle non plus. Le manège de Flame pour plaire à son interlocuteur ne m'amusait pas plus non plus. Tom, Dougie et Harry était de la partie, ils étaient parvenu à noyer leur ranc½ur et ils étaient heureux de rencontrer le nouveau groupe de leur ancienne chanteuse préféré. Tout le monde était là, sauf lui et je ne savais pas si son absence me rassurait, j'avais encore ce point au c½ur, comme si une aiguille avait perforé le corps d'une poupée vaudou portant mon nom et je savais que pour ne plus sentir la douleur il fallait que je le vois. Harry était installé à côté de moi et sa main était chaleureusement posée sur la mienne, sans un mot, il avait compris que parler ne changerait rien à ce que je ressentais. Je me mordais les lèvres avec éréthisme sans écouter la conversation et les jeux de mots triviaux de Josh. Je n'aimais décidément vraiment pas ce garçon.
Au bout de deux heures, j'avais enfin compris qu'il ne viendrait pas...


C'est en sortant de la maison de Lucy que j'entendis les battements assourdissants de mon c½ur et que je réalisai qu'ils ne s'arrêteraient pas avant d'avoir entendu le son de sa voix. Il était 1 heure du matin, j'avais froid, peur de ne pas le voir pendant encore plusieurs heures, peur d'oublier le goût de ses baisers. Je savais cela absurde, parce que je ne pouvais rien oublier, mais j'avais ce besoin nouveau de me serrer contre lui quitte à me voiler la face et à croire n'importe quoi.
Je décidai de marcher jusqu'à chez lui, sans réfléchir, ruminant sans cesse ma stupidité.
Je frissonnai devant son portail, hésitant à sonner, hésitant à partir. Je sonnai, une pulsion malsaine me compressant le bas ventre. Il m'avait fasciné, je l'avais admiré puis aimé jusqu'à maintenant, un sentiment bien trop taraudant pour une gamine de 17 ans, et à présent je le désirai à en crever, c'était si humiliant d'être esclave de ses sentiments.
Sa voix rocailleuse me répondit comme la fois précédente. Dire mon nom sans tressaillir aurait été une chose sensée et normal, mais je ne réussi pas. Une boule de peur m'étouffait et plus un son ne sortait de ma bouche. Il insista mais ma voix ne céda pas et je m'efforçai de serrer les dents jusqu'à ce qu'il abandonne. Quand il se tu enfin, la torture recommença, comme une drogue, la dose n'avait pas été assez puissante et je sonnai à nouveau les doigts tremblants.

-Oui, qui c'est ? S'agaça t-il.
-Maddison...

J'entendis le grésillement de son interphone, prouvant qu'il n'avait pas raccroché, encore quelques secondes puis le déclic du portail. Je le poussai avec appréhension et m'avançais jusqu'à la porte d'entrée encore close. Elle s'entrouvrit et j'entrai toujours aussi anxieuse, je n'aperçus que très rapidement son dos et je le rejoignis dans son salon. Le spectacle me désola. Cinq bouteilles de bières étaient négligemment posées sur la table basse, un concert des Rolling Stones apparaissait dans l'écran de télévision, le volume fort. Il coupa le son et se laissa tomber dans le sofa, attrapant une des bouteilles de bière au passage.

-Je suis ici pour qu'on parle, pas pour que tu m'ignores ? M'exclamai-je.
-Je ne t'ignore absolument pas.
-Bref, oublions ta mauvaise fois au moins deux petites minutes. Je crois que tu me dois des explications...

Mon ton tendait vers la colère et je me débâtai pour le garder neutre.

-Quelles explications ? J'ai couché avec Haley. Tu préférerais que je te mente ?
-Ce n'est pas ce que j'ai dis, je voudrais simplement comprendre. Ce n'est pas de Haley et toi qu'il s'agit mais de nous, si il y en a un.

Il bu une longue gorgée de bière avant de poser brutalement la bouteille sur la table.

-Il y en a toujours eu un, tu le sais aussi bien que moi, murmura t-il en se prenant la tête entre les mains.
Je m'assis à côté de lui, craignant que mes jambes ne lâchent.
-Je ne sais pas si je devrais te demander de partir et de me laisser tout seul comme un con que je suis, ou te supplier de trouver la force de me pardonner encore une fois, ajouta t-il.
-C'est bien ça le problème Danny, tu ne sais pas, tu ne sais jamais. Je suis quoi pour toi ?

Il inspira profondément en me fixant intensément. Il hésitait à parler et je le sentais.

-Maddy, fais moi confiance je sais ce que tu es pour moi, mais je ne sais pas comment te le faire comprendre.
-Dis le moi...

Le silence qui suivit me glaça le sang tant il était froid et sans appel. Il secoua la tête et glissa sa main dans mes cheveux.

-Tu sais que je n'y arrive pas, même avec cinq bouteilles de bières dans le sang.
-Je t'aime Danny...ce n'est même plus difficile à dire tellement c'est évident. Si tu ne peux toujours pas me le dire c'est que tu doutes...je ne t'en veux pas tu sais, c'est de ma faute, je me suis laissé tomber dans tes bras sans réfléchir, je...
-Arrête ça Maddy !
-Alors dis le moi.

Ses paupières se fermèrent comme pour cacher un peu plus son secret.

-Dis moi je t'aime...

Nous y étions finalement, après maintes batailles, après maintes tortures et notre relation restera pour moi toujours un mystère, comment avions nous pu rendre tout cela plus compliqué qu'un simple chuchotis, je ne lui demandai pas de le crier.
Il resta immobile une seconde, elle me parut si longue, puis il se leva doucement m'abandonnant au rythme de mon c½ur, effréné, comme à chaque fois qu'il me regardait.
Quand il revint, il tenait sa guitare dans la main droite et je l'interrogeai du regard. Il s'installa de nouveau sur le canapé, l'instrument sur ses genoux et commença à jouer.
Je ne comprenais pas, pourtant quand je reconnu la chanson j'en oubliai toute ma frustration parce qu'il était en train de me le dire je t'aime...de me le chanter.

Maybe I'm amazed at the way you love me all the time
Maybe I'm afraid of the way I love you
Maybe I'm amazed at the the way you pulled me out of time
Hung me on a line
Maybe I'm amazed at the way I really need you

Maybe I'm a man and maybe I'm a lonely man
Who is in the middle of something
That he doesn't really understand
Maybe I'm a man and maybe you're the only woman
Who could ever help me
Baby wont you help to me understand

Maybe I'm a man and maybe I'm a lonely man
Who is in the middle of something
That he doesn't really understand
Babe I'm a man and maybe you're the only woman
Who could ever help me
Baby wont you help me understand

Maybe I'm amazed at the way you're with me all the time
Maybe I'm afraid of the way I leave you
Maybe I'm amazed at the way you help me sing my song
You right me when I'm wrong
Maybe I'm amazed at the way I really need you

# Posté le samedi 29 novembre 2008 06:48

Modifié le lundi 27 avril 2009 19:05