Oui, c'était la grande question et elle en signifiait milles autres. Il m'avait jeté. Comment ne pas pleurer? Comment ne pas avoir mal? Comment aller de l'avant? Je ne me sentais pas assez forte pour y répondre, ni pour réfléchir. Des issues, il n'y en avait aucune. Je plongeais dans un trou noir, le cercle vicieux de la vie quand après avoir foncé dans un iceberg on commence à couler dans l'eau glaciale d'un océan de malheur. Oh, je l'avais pris en pleine face l'iceberg.
J'avais passé la nuit les yeux fixes, dévorant le plafond, les pupilles dilatées par mes larmes, les mains sur mon coeur, je l'avais senti hurler et se déchaîner, chose que je n'avais pas su faire. C'était comme si tous les espoirs auxquels j'avais cru n'avaient été que des mirages et je venais de prendre conscience que rien n'avais existé. Il fallait que je l'oublie et c'était impossible, c'était la seule chose certaine. Il y avait bien Luke, mais après ça il ne signifiait plus rien. Je n'avais plus envie de rien. Ni de lui, ni de quoi que ce soit d'autre.
-Hey Maddy, tu voulais me voir? S'exclama Harry en s'installant à mes côtés dans un petit café pas très loin de chez moi.
Je lui avais demandé de me rejoindre là-bas ce matin, juste pour parler, sa présence m'appaisait. Son visage avait cette expression bizarre, inquiet et pourtant léger, j'avais espéré qu'il ai parce qu'elle me faisait du bien. Je souris doucement, rassurée.
-Oui...je crois avoir besoin de parler et...je crains qu'il n'y ai que toi qui soit assez fou pour m'écouter, gloussai-je faussement enjouée.
Il parut comprendre spontanément que je n'allais pas bien et il m'attrapa la main amicalement pour la serrer entre ses deux paumes chaudes.
-Qu'est ce qu'il se passe?
Aussi loin que je me souvienne, la relation qui m'unissait à Harry était unique. Jamais je n'avais éprouvé tant de soulagement en voyant seulement un regard posé sur moi.
-Danny m' a...jetée, je crois que c'est le terme le plus convenable. J'ai voulu rester chez lui hier, histoire qu'il ne soit pas seul mais j'aurais du m'abstenir. Je ne sais pas comment on en ai arriver là mais il m'a dis qu'il ne fallait pas que je l'attende et que je l'oublie.
Je sentis ma voix défaillir et je posai le bout de mes doigts sur mes lèvres pour ne pas caquer. Harry serra ma main un peu plus fort et se rapprocha de moi.
-Danny est un idiot.
Je ne pu retenir mes larmes plus longtemps et je sentis leur goût saler sur ma bouche.
-Non, c'est moi. Je ne suis pas à la hauteur. Il préfère penser à Linda, je ne suis pas assez bien pour la lui faire oublier.
-Tu est formidable Maddison, je ne veux pas t'entendre dire de pareil bêtises! Danny sait aussi bien que moi que tu es une fille merveilleuse. Il est juste trop borné pour l'admettre. C'est lui qui n'est pas à la hauteur, tu mérites quelqu'un qui t'aime à ta juste valeur.
-J'ai l'impression de tourner en rond...et je ne sais plus où aller, sanglotai-je. Je suis complètement perdue.
-Mince! S'exclama Harry en regardant derrière moi et ne me lâchant soudainement la main. Sèche tes larmes Maddy, il y a ton chéri qui rapplique!
J'essuyai mes joues d'un revers de manches et reniflai bruyamment avant de me redresser sur ma chaise. Luke apparut, surpris de me voir.
-Luke? Qu'est ce-que tu fais là? M'enquis-je.
-Je voulais passer te voir...je prenais juste de quoi prendre un petit déjeuner tous les deux, mais à ce que je vois c'est inutile!
Son ton était dur et rempli de reproches. Il toisait Harry méchamment.
-C'est gentil, murmurai-je mal à l'aise.
-Tu as pleuré? Demanda Luke soudainement inquiet.
-Non, non.
Il baissa les yeux en se mordant les lèvres.
-Maddy, je crois qu'on devrait parler tous les deux.
Je sentis Harry me pousser du bouts des doigts. Luke avait raison, il fallait mettre les choses au clair. Et puis, Danny c'était finis maintenant, autant donner une chance à Luke. Je serrai les poings et acquiesçai.
Il cru bon de m'emmener près du petit lac où nous avions échangé notre premier baiser. 'Là-bas, aucun de nous ne pourra fuir." Il n'avait pas tort. Il ne pleuvait pas cette fois ci, mais le ciel était gris. Luke m'aida à descendre du véhicule et m'attira un peu plus loin. Ses lèvres rose se mouvèrent dans une moue embarrassée et je ne pus m'empêcher de sourire.
-Maddy, assois toi...
Il s'accroupit sur l'herbe fraîche et m'attira à lui, les yeux gorgé d'appréhension. Chacun de mes mouvements avait le pouvoir d'éveiller en lui un nouveau sentiment.
-Écoute, continua t-il, ce n'est pas facile à dire, mais je vais essayer d'être honnête...fais de même s'il te plaît.
J'acquiesçai, le coeur au bord des lèvres. En ce moment l'honnêteté n'était pas de mon côté.
-Quand on a commencé à sortir ensemble, je dois t'avouer que, le fait que tu...penses à Danny tout le temps...m'importait peu. Je me disais qu'avec le temps ça irai mieux et puis l'essentiel était que tu passes du temps avec moi.
Je baissai les yeux, non pas parce qu'il venait de se mettre à nu, mais parce que ma certitude de ne pas pouvoir oublier Danny c'était ancré encore un peu plus dans ma tête.
-Je sais que Danny et toi...ce n'est pas juste de l'amitié. Soit franche, parce qu'au point où on en est dans notre relation, je crains que savoir que Danny compte plus à tes yeux que moi me rendrait malade. Maddy, je t'apprécie de plus en plus et je ne veux pas qu'il vienne tout foutre en l'air...
Il étreignit ma main de ses deux paume brûlantes et cella ses lèvres, attendant ma réponse. Je n'en avais aucune, je savais qui comptait le plus à mes yeux, mais je savais également que ce n'était pas réciproque. Avec Luke s'était du donnant donnant, je devais lui laisser une chance, nous laisser une seconde chance.
-Tu as raison, il n'y a jamais eu d'amitié entre moi et Danny, mais je ne veux pas non plus qu'il gâche tout entre nous. On prend un nouveau départ? Demandai-je timidement.
Un sourire me rassura et il glissa sa main sur ma joue avec tendresse. Les choses avec lui étaient si facile.
-Je crois sincèrement que je t'aime Maddison...
Sa voix avait tremblé, ses yeux étaient miroitants. Je ne su pas comment réagir, je ne pouvais pas lui mentir cependant sa révélation réveilla en moi une sensation d'apaisement. Alors que j'entrouvris la bouche il posa délicatement son doigt sur mes lèvres, un sourire doux au visage.
-Ne répond pas, s'il te plaît, murmura t-il.
Non, je ne l'aimais pas, mais à partir de maintenant il allait devenir ma canne, l'appui le plus indispensable, mon soutient permanent. Il avait ses grands yeux noirs, ses fins cheveux bruns et ce sourire captivant, peut être était il possible que je tombe amoureuse de lui, un peu plus tard. Cette pensée devait maintenant prendre la place la plus importante dans ma tête, celle qui avait durant si longtemps était le squatte de Danny. Luke, c'était quelqu'un de bien et celui avec qui j'allais passer la plupart de mon temps.
Il glissa ses mains derrière ma nuque et posa délicatement ses lèvres sur les miennes, ce que je ressentis me serra le ventre. Pour la première fois j'éprouvai du désir pour lui. Un désir un peu plus profond que juste l'envie de répondre à ses baisers. Je rougis, mal à 'l'aise à l'idée qu'il puisse deviner ce qui venait de germer dans ma tête.
Étais-ce les conséquences de ma rancoeur pour Danny et mon effroyable envie de l'oublier? Ou étais-je seulement en train de me laisser aller?
Cette Mademoiselle m'a laissé plus de 100 commentaires en 2 jours, je lui devais bien un lien, merci ma belle !!
Les vacances touchaient à leur fin. Elles avaient été plus éprouvante que je ne l'aurais cru. Mon père devait rentrer dans deux jours avec Clara et moi, je reprenais les cours demain. Luke avait passé tout son temps libre chez moi quand nous n'étions pas de sortie, nous ne nous étions pas quittés d'une semelle depuis notre petite discussion et sa révélation notoire. Aucune nouvelle de Danny, cependant je sentais son envoutement peu à peu se diluer et je reprenais conscience, comme si j'étais restée trop longtemps endormis j'avais ce goût amer dans la bouche et les pensées encore peu claire, mais le rêve s'éteignait petit à petit. J'en étais heureuse pourtant j'appréhendais cette rentrée avec particulièrement d'animosité, le revoir m'effrayait, je n'avais aucune idée de qu'elle serait ma réaction.
Si je n'avais pas de nouvelle de Danny, j'avais tout de même passé quelques journées avec Lucy qui avait enfin annoncé aux garçons sa décision de rejoindre un nouveau groupe de musique et de les « abandonner ». Tom n'avait pas paru surpris et Dougie, lui en était presque satisfait, il s'obstinait à expliquer à Lucy, qui n'en avait plus rien à faire, qu'ils n'avaient pas les mêmes influences et les mêmes ambitions. Elle avait donc pris son envol dans un petit studio privé londonien qui avait accepté d'enregistrer leur maquette avant de prendre une quelconque décision de commercialiser leur musique. Elle était heureuse et sa bonne humeur était contagieuse, je n'avais cependant jamais encore osé lui parler de mes histoires avec Danny. Elle se bornait à croire que je ne pouvais pas le supporter et qu'il en était de même pour lui, c'était peut-être mieux comme ça vu la tournure qu'avait pris les choses. De son côté, Harry, était passé me rendre visite plusieurs fois afin de se renseigner sur mon état de santé mentale, il s'était même décidé à me payer une crème glacée XXL à chaque fois que mon moral se montrait plus faible...seulement 7 glaces la deuxième semaine de vacance contre 12 la première. Bon d'accord, il était passé moins souvent, mais je me sentais progresser, je parvenais à penser à Danny sans fondre en larmes malgré tout j'avais pris du poids. Je m'étais alors décidé à me tenir à de nouvelles résolutions, oublier Danny, perdre les 2 kilos qui s'étaient confinés sur mes hanches, oublier Danny, passer plus de temps avec Luke et...oublier Danny.
A peine avais-je posé le pied dans le grand couloir hostile de mon lycée qu'il me sembla ne jamais l'avoir quitté et les « bienfaits » de ces deux semaines de vacances s'évaporèrent dans l'air sans aucune compassion. La jungle n'avait pas changé, à mon plus grand regret, mais ce ne fut pas de voir le groupe d'autruches se remettre du mascara, ni les gorilles se jeter contre les casiers qui me perturbaient le plus. Danny, lui non plus, n'avait pas changé, beau et sûr de lui, la démarche splendide et enivrante, il se dirigeait vers moi et je paniquai...comme d'habitude. Et tout comme le lycée il me sembla ne jamais avoir cessé de penser à lui.
-Salut, murmura t-il timidement et le ton de sa voix déteignait avec son air assuré.
-Salut.
Je lui avais pourtant demandé de ne plus venir me parler. Que pensait-il ? Qu'en deux semaines j'étais parvenu à tirer un trait sur lui ? A le rayer de ma tête ? Pour une fois qu'il jouait au modeste !
-Comment va ta hanche ?
Me taire aurait été comme de lui avouer qu'il était encore au coeur de mes pensées et de mes désirs. Impensable.
-Bien ou en tout cas mieux. Je ne boite plus.
-Tant mieux pour toi, m'exclamai-je avec virulence en ouvrant mon casier.
-Tu m'en veux n'est-ce pas ?
-Non.
-Tu n'a pas plus bref comme réponse ? Ironisa t-il.
Je sentais battre mon coeur dans mes tempes et le son de sa voix était comme une torture bien trop délicieuse pour que je veuille la faire cesser. Je ne répondis pas, je savais qu'il ne partirait pas si il perdait la bataille et le silence était ma meilleure arme.
-Bien joué, plus bref que non il y a le silence. Ecoute Maddy j'ai besoin que tu me parles.
-Je croyais que tout était clair, on n'oublie l'existence de l'autre.
-Je croyais pouvoir y arriver, tu vois tout le monde peut se tromper ! Lança t-il un sourire mal assuré aux lèvres. Je veux dire, tu sais bien que se ne sera pas possible on fréquente les mêmes personnes, on sera forcé de se voir et de se parler.
Et moi qui avais cru un instant qu'il parlait de sentiments, j'étais bien trop stupide.
-Arrête de jouer la carte de l'indifférence, je sais que tu es d'accords.
-Une fois de plus tu te trompes. Il me semble que tu as l'habitude de tenir tes promesses, et bien figure toi que je me suis promis de ne plus te voir, de ne plus te parler et de ne même plus sentir ta présence. Alors tu auras le droit à mon indifférence et à rien d'autre. Je tiens ma promesse et tu tiens la tienne, concentre toi sur Linda !
Je tournai les talons sans même lui laisser le temps de répliquer et, étrangement, il accepta sa défaite sans maugréer. Il partit dans la direction opposée, les mains dans les poches, l'air pas moins confiant. Je serrai les poings, sans vraiment le vouloir j'aurais aimé qu'il tente de me convaincre, qu'il me porte plus d'interêt, mais encore une fois j'étais déçu. J'avais beau savoir que tout était finis, qu'il me fallait l'oublier, je ne parvenais pas à faire disparaître de ma tête l'éventualité qu'il tienne assez à moi pour essayer de me récupérer. Il fallait que j'arrête de lire des romans à l'eau de rose, Roméo avait évincé Paris, mais Danny était bien trop loin d'évincer Luke et je n'avais rien à voir avec Juliette.
Lucy et les garçons me sortirent de mes pensées soudainement et je retrouvai le sourire au son cristallin du rire de Flame.
-Luke ne vient pas te chercher ? S'étonna Lucy qui cherchait des yeux la luxueuse voiture de mon petit ami.
-Non, il est partie hier à Nottingham, voir sa grand-mère. Je ne le verrai pas avant mercredi soir.
-Quelle merveilleuse nouvelle !
Sa réflexion fut tellement spontanée qu'elle ne me blessa que très peu. Après tout je devais me faire à l'idée qu'elle ne supportait pas Luke.
-Donc tu serais libre demain soir !?
-Oui, normalement. Qu'est-ce que tu as en tête ?
-J'organise une petite soirée avec les garçons et les membres de mon nouveau groupe !
-Mardi soir ? Mais on a cours le lendemain...
-Et ma mère ne sera pas là. Allez dis oui, je t'en prie, tu n'as aucune excuse !
Je devais bien lui accorder un peu de temps, depuis que je sortais avec Luke, nous nous voyions bien moins souvent. Je fis mine de réfléchir quelques secondes et acquiesçai, hésitante. Elle me sauta au cou en riant et s'éclipsa après avoir déposé un baiser sur ma joue.
L'horreur et la stupéfaction se mêlèrent dans ma tête et je compris que mes yeux les reflétaient parfaitement quand mon père eu un geste tendre et protecteur envers Clara.
-Enceinte ? M'écriai-je plongée dans l'irréductible bulle de réalité que je tentais si souvent de fuir.
-Ce n'était pas prévu Maddison, mais étant donné les circonstances nous trouvons, ton père et moi, que garder l'enfant serait une merveilleuse chose.
J'étais dans une incompréhension quasi-totale, j'avais beau m'appliquer à répéter ce mot dans ma tête, à détacher ces trois cruelles syllabes qui allaient bouleverser ma vie, mon cerveau ne répondait plus.
-Tu vas être grande soeur, s'extasia mon père en dévorant chaque parcelle du corps de Clara.
Je lisais sur ses traits qu'il était heureux et j'aurais dû m'en réjouir, voir mon père dans un tel état d'euphorie, cependant le fait était que je n'avais aucune envie de partager le bonheur de le voir heureux avec un autre et surtout avec une espèce de têtard qui grandissait à l'intérieur du ventre d'une garce dégénérée. Il m'avait élevé, seul, sans aucune femme pour le soutenir et il avait fait le plus merveilleux des parcours, personne n'avait le droit de nous enlever notre passé, nous étions deux, seulement deux, pas trois, ni quatre. J'aurais voulu hurler ; ou juste sortir un son, ne pas rester là, à observer son bonheur, sa joie dont je n'étais nullement responsable, j'aurais voulu le serrer dans mes bras, mais j'avais ce bouclier, cette camisole qui se resserrait dès que je me sentais vulnerable et fragile. Je vacillais, sans qu'il ne me voit, sans qu'il ne comprenne que j'avais mal, parce que je souffrais de réaliser que je ne l'avais jamais rendu aussi heureux.
Clara passa sa main dans sa nuque, elle me jeta un dernier regard avant d'attirer mon père dans la cuisine.
-Il faut fêter cela au champagne !
Je vis leurs visages radieux disparaître derrière le battant de la porte avec la sensation de m'enfoncer dans un vide creusé à la force de nos mains, celles de mon père et les miennes et il devenait plus profond à chaque seconde.
Il fallait que je bouge, que je montre à cette gluante infamie que j'étais encore vivante. Sans réellement comprendre je me mis à courir avec toute la force, la douleur et la rage qui bouillonnaient en moi. Je ne claquai pas la porte et je n'ouvris pas la bouche non plus, cherchant avec obstination de quelle façon je pourrais me sentir mieux.
Mon sang, bouillant, crépitant comme une flamme tourmentée, brûlant mes veines me cloua au sol au bout de quelques minutes de course effrénées. J'avais chaud et même le vent frais qui caressait mes joues tendrement n'était pas un réconfort. Il y avait juste ces trois syllabes dans ma tête, ces trois pieux dans ma poitrine pourtant mon coeur battait toujours et je me demandais comment. C'est à ce moment que je ressentis la fraîcheur d'une larme qui roulait sur mon nez suivie de tant d'autre.
Je faisais peine à voir, accroupie sur le trottoir, les mains perdues dans mes cheveux et les joues noyées d'un chagrin d'égoïste.
Les secondes passèrent et peu à peu il sembla que l'air redevint respirable, je me levai, un peu robot et un peu animal aussi. Je marchai. Le vent m'apportait le cri des sirènes et quelques voix. J'étais toute seule mais je marchais comme une troupe qui descendait sur la ville et j'entendais sa voix, à lui, répondant à chacun de mes pas, à chaque battement de mon coeur.
Et elle me guida jusqu'à devant sa porte. J'avais honte d'être aussi faible. J'inspirai, fort, l'air me brûla la gorge, trop glacial et je sonnai à l'interphone de son portail, machinalement. Je n'avais jamais réalisé que le temps s'était dégradé à ce point aussi vite, il faisait soudainement si froid. J'entendis un crissaillement puis une voix rauque, celle de Danny, raisonner dans la rue.
-Oui, c'est qui ?
-Danny, c'est Maddison, ouvre moi s'il te plaît, je...
Je perdis mes mots, pourquoi est-ce que j'étais ici d'ailleurs ? Un déclic et le portail s'ouvrit laissant apparaître la silhouette parfaite de Danny, seulement vêtu d'un jeans. Il accourut presque vers moi, les sourcils froncés, le front plissé, inquiet et je me demandai pourquoi il avait l'air si anxieux.
-Qu'est ce qu'il se passe ? Pourquoi tu pleures ? Quelqu'un t'a fait du mal ?
J'oubliai de respirer, surprise, étonnée aussi de ne réaliser que maintenant que j'étais en larme et exagérément affolée.
-Non, non, je ne savais pas vraiment où aller en fait...je ne sais pas pourquoi je suis venue ici.
Je remarquai son soupir de soulagement sans réellement m'en satisfaire.
-Entre, murmura t-il.
Je le suivis jusqu'à l'intérieur de sa villa, jusqu'au salon où un immense canapé en cuir noir nous attendait.
Voilà, j'ai repris les cours et croyez moi ou pas, mais la vie universitaire c'est vraiment pas facile surtout en internat. Je n'ai plus beaucoup de temps pour moi avec les devoirs et les cours donc je suis désolé si les suites tardent un peu, j'essairai d'en poster une le plus vite possible, mais je ne garantie rien. Merci encore et toujours pour vos commentaire =D
Je suis toujours vivante et la suite a bien avancé, elle ne devrait plus tarder =D

